>>Les aspects techniques>Revêtement de protection

Revêtement de protection

Revêtement de protection

Les systèmes de peinture sont généralement composés de plusieurs couches assurant des fonctions différentes et appliquées après une préparation de surface appropriée (décapage à l’abrasif sec, décapage à l’eau sous pression UHP, etc …). Pour les ouvrages d’art, les systèmes ont, généralement, trois couches qui assurent les fonctions suivantes :

illustration_produits

Le système de peinture

Le primaire

La toute première couche, désignée sous ce vocable, est celle qui est appliquée sur le subjectile, nu ou déjà protégé par une galvanisation, métallisation ou primaire d’atelier (tôles prépeintes PGP). Son adhérence à ce subjectile est déterminante.

C’est le primaire qui, généralement, assure la fonction d’inhibiteur de corrosion du système de peinture, au même titre, d’ailleurs, que la galvanisation ou la métallisation (dépôt d’une couche de zinc ou d’un alliage par procédés à chaud).

A lui tout seul le primaire peut assurer une certaine protection en l’attente des couches suivantes mais, par définition, il doit être lui même revêtu dans un délai prescrit dans les fiches techniques du Fabricant.

L’intermédiaire

La couche intermédiaire est celle qui, généralement, assure l’épaisseur du revêtement et sa fonction « d’étanchéité ».

Elle (ou elles) contribue(nt) en tout cas à constituer l’épaisseur totale du système que l’on juge déterminante dans les performances du revêtement.

La finition

La couche finale, enfin, est celle qui protégera l’ensemble des couches sous-jacentes de l’environnement, contribuant ainsi à la protection globale contre la corrosion assurée par le système.

C’est aussi elle qui assurera la fonction esthétique d’aspect de surface, à savoir brillant, satiné ou mat, et la couleur.

Cas particulier : le système monocouche

Dans certains cas, en intérieur, pour de faibles sollicitations et des surfaces planes, on peut avoir recours à des systèmes spéciaux applicables en une seule couche qui assure alors la double fonction de primaire et de finition.

Les épaisseurs

Pour chaque couche – et donc pour le système global – il convient de déterminer précisément l’épaisseur requise. Il s’agit là de l’épaisseur nominale (contractuelle) qui, pour l’épaisseur globale du système, sera mesurée selon la norme NF T 30 124 ou similaire.

Cette norme, très importante pour éviter tout malentendu, comporte deux niveaux de réception, A ou B.

Sauf spécification contraire, c’est le niveau B qui sera le niveau de référence, à savoir :

  • Aucune mesure inférieure à 60% de l’épaisseur nominale et contractuelle (E).
  • La moyenne de toutes les mesures effectuées sur une zone homogène est égale ou supérieure à E.

Le niveau A, quand à lui, doit être spécifié dans le contrat, eu égard à son coût et à l’examen nécessaire de sa faisabilité. Il nécessite généralement le choix de systèmes et mises en œuvre par des opérateurs certifiés ACQPA. Les obligations sont les suivantes :

  • Ce niveau n’admet aucune mesure inférieure à 80% de E.
  • Il ne doit pas y avoir plus de 20% des mesures comprises entre E et 80% de E.

Les références

De nombreux ouvrages et normes sur les revêtements, leurs caractéristiques et leurs performances sont à la disposition des Maîtres d’ouvrages et des adhérents. Nous ne pouvons tous les indiquer.

La norme ISO 12 944-5, récente, est très approfondie sur ce sujet.

Choix du système de peinture

Le rôle du Fabricant est important dans l’examen du cahier des charges du chantier considéré, le diagnostic éventuel du support et son état de surface, la prise en compte des contraintes et de l’environnement, pour proposer, en accord avec l’Entrepreneur et en fonction des conditions de mise en œuvre retenues ou souhaitées, le système de peinture le plus adapté.

L’appropriation du système envisagé aux conditions de chantier et à l’environnement du subjectile, la qualité des peintures employées, la compatibilité entre les couches et l’épaisseur sont alors les éléments nécessaires pour connaître la durabilité du revêtement, estimer sa durée de vie et juger de la garantie maximale homologable.

Aujourd’hui, nous disposons d’une source d’information complémentaire intéressante avec les 390 systèmes de peinture certifiés ACQPA, selon des tests de performance bien normalisés.

Mais, bien sûr, ce qui compte avant tout, c’est l’expérience et la compétence acquise en réel sur le terrain, traduites dans les documentations techniques du Fabricant.